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« Une civilisation proliférante et surexcitée trouble à jamais le silence des mers. Les parfums de tropiques et la fraîcheur des êtres sont viciés par une fermentation aux relents suspects. Aujourd'hui où des îles polynésiennes noyées de béton sont transformées en porte-avions, où l'Asie tout entière prend le visage d'une zone maladive, où les bidonvilles rongent l'Afrique, comment la prétendue évasion du voyage pourrait-elle réussir autre chose que nous confronter aux formes les plus malheureuses de notre existence historique ? Cette civilisation occidentale n'a pas réussi à créer des merveilles sans contre-parties négatives. Ce que d'abord vous nous montrez, voyages, c'est notre ordure lancée au visage de l'humanité. J'ai passé des semaines de ma vie d'étudiant à annoter les ouvrages que, voici cinquante ans, parfois même tout récemment, des explorateurs ont consacrés à l'étude de telle tribu qu'on me décrit comme sauvage, avant que le contact avec les blancs ne l'ait réduite à une poignée de misérable déracinés. L'humanité s'installe dans la monoculture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.



Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. Les institutions, les m½urs et les coutumes, que j'aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d'une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être celui de permettre à l'humanité de croire qu'elle y joue un rôle. Depuis qu'il a commencé à respirer et à se nourrir jusqu'à l'invention des engins atomique en passant par la découverte du feu, l'homme n'a rien fait d'autre qu'allègrement dissocier des milliards de structures pour les réduire à un état où elles ne sont plus susceptibles d'intégration. Quant aux créations de l'esprit humain, leur sens n'existe que par rapport à lui, elles se confondront au désordre dès qu'il aura disparu.

Les hommes ne se sont jamais attaqués qu'à une seule besogne, qui est de faire une société vivable. L'âge d'or qu'une aveugle superstition avait placé derrière ou devant nous est en nous. La fraternité humaine acquiert un sens concret en nous présentant, dans la plus pauvre tribu, notre image confirmée. Depuis des millénaires, l'homme n'est parvenu qu'à se répéter. »


Extrait de Tristes Tropiques par Claude Lévi-Strauss

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 07:52

I want you to be the one tonight

Diplômé de Harvard, Barack Obama est le premier président noir des états-unis..
C'est également celui qui a investi le plus d'argent dans sa campagne ! et on peut le remarquer à travers les nombreux films, clips, chansons et gadgets crées à cette occasion..
Le 4 novembre 2008 reste une date primordiale pour l'histoire des états-unis mais surtout celle de l'humanité, qui voit ainsi érigé l'accomplissement de l'égalité raciale au plus haut point possible,en Amérique, la terre d'accueil de tous les étrangers depuis la nuit des temps, la reine de l'immigration et le symbole du "rêve" aujourd'hui dit "Américain" Que représente à merveille le visage métis débordant de clarté d'Obama ainsi que son sourire digne d'une star hollywoodienne.
Néanmoins une interrogation majeure demeure: cette élection permettra -elle un enrayement total des inégalités raciales aux Etats-unis d'amérique? La réponse serait trop simple si elle était affirmative, mais néanmoins, de nombreuses régions encore très promues à la ségrégation pourraient se voir changer ... Notamment celle du Michigan!
De plus, la venue d'un homme si jeune et si "nouveau" ne sera t-elle pas problématique quant à la résolution de la crise financière, nécessitant une expérience inexorable face à de tels enjeux économiques et mondiaux, Barack Obama sera t-il apte à y faire face?

Malgré les moultes interrogations et doutes à ce sujet, cette election reste néanmoins un immense symbole d'espoir pour tous les peuples, de toutes les Nations !

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# Posté le mardi 04 novembre 2008 06:19

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 07:22

* La Force D'Esperer.

*  La Force D'Esperer.
Ne cautionne pas du tout de voir une telle débauche arpenter d'un pied si ferme un si magnifique et grandiloquent univers.
Vous les Gavés d'ennui, Affamés d'oubli, pauvres clowns qui courrez sans répis, à la recherche de l'assouvissement immédiat de pulsions non-réfléchies. Qualifiables de faux-érudits, pauvres sourds qui n'entendez que le boucan de votre bruit. Soucieux de détruire votre vie,par désir d'action qui vous plonge à trouver quelques nocives occupations, grands épanouis de la débauche, gros évanouis de l'embauche, pauvres hommes, devenus monstres plutôt que bêtes, par une intelligence qui en a marre de s'éteindre au rythme de l'allumage des pauvres cigarettes.
Pitoyables petits bourgeois consommateurs inaptes à étreindre d'altruisme ce qu'ils perçoivent, qui ne savent ni où réside l'intérêt ni comment le vide combler, et qui pourchassez inlassablement le bonheur éphémère, la beauté inconstante et l'agréable précaire.
Il est beau celui qui grimpe la montagne de son âme, affrontant le sublime offert par l'incompréhensible, défie le Surhomme, nage au creux de lui-même et y sombre, se jette d'en haut de sa curiosité, embrasse les nuages et coule tel une pluie heureuse sous le joug chimique de la Providence dans les bras d'un peuple qui s'en balance et ne croit qu'à sa propre vérité..
HORS D'ATTEINTE HORS D'ATTEINTE.

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 15:17

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 11:59

* In My Though_______________

* In My Though_______________
Le doute.
Je voudrais tant en ce fameux jour, que tu t'assoies avec élégance près de moi, car ce sera la seule place qu'il restera, comme si le destin avait voulu laisser son empreinte, tu emprunterais des airs enjoués et épanouis; je te sentirais si proche de moi, que le frôlement de nos manches suffiraient à nous bercer d'oubli, que l'air imiterais ton parfum d'homme et me le présenterais sur le plateau de la maladresse.
Puis le frôlement se ferait plus insistant, inconsciemment, car dévoué par habitude à se délaisser dans une solitude puis solitude face à face, bouche contre bouche, nous tendrions à nous rencontrer, par un regard, un sourcil relevé, un sourire, une contemplation inavouée, et, comme pour prendre aux mots leur puissance, nos deux coeurs ressentiraient, par hasard, ce que les lèvres n'osent former dans l'ultime première rencontre d'un léger corps à corps, et se tairaient, comme pour peindre dans le silence les courbes d'un amour de l'art imaginaire né.

& puis...

En réalité, ce fameux jour, tu te t'assiéras point à mes côtés car tu ne seras pas là, car tu ne l'as jamais été, et cette minute contemplative n'existera que dans mes doux souhaits. Je serais bien sans toi, assise et décontractée, à bannir de mon esprit une chance qui n'aurait su advenir comme je l'imaginai. En fait, peut-être que c'est mieux ainsi, c'est quasi mieux ordonné. Mon poul serait accordé au tempo de mon quotidien, régulier et morne, quasi inerte mais toujours subsistant. La minute de vie, dans toute la force du mot, et de découverte de l'Autre, restera un souvenir inachevé, un soucis à recréer, un moment propice raté, une occasion passé à côté, un astre de loin à contempler, une éternité à seulement idéaliser.
Car en fait le poète n'est là que pour inventer une fausse réalité apte à répondre aux ternes couleurs de la réalité. Parce-qu'en fait tu ne m'apprécierais pas autant, et dans ce cas là, mes mots ne seraient que maux banalisés.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 14:17

Modifié le mardi 21 octobre 2008 14:40

*Avant-Propos___________

*Avant-Propos___________
Au commencement du monde, les Anciens disaient, que l'homme et la femme ne faisaient qu'un et ne savaient méditer. c'étaient des androgynes, êtres primitifs de forme ronde et spectaculaire.
L'homme et la femme alliés possédaient un pouvoir psychique tellement puissant, que leur volonté faisait d'eux un être apte à défier la colère des Dieux, un être pré-pensant.
Mais les Dieux dans leur colère, envorent des éclairs striant le ciel de mille clartés éphémères, et coupèrent ainsi la créature en deux.
Depuis lors, l'on raconte, que chacun cherche sa moitié en parcourant le monde, et que de cette antique punition naquit, le Désir insatiable de l'homme et de sa puissance l'inexorable oubli.
Les sages de tous pays en déduisirent alors ,que le seul moyen de lutte pour l'homme à présent, son seul or, résidait dans sa Volonté, seule capable de défier les aiguilles du temps, qui, armée au savoir, fait naître des miracles depuis la nuit des temps...

# Posté le samedi 18 octobre 2008 07:33

Modifié le mardi 21 octobre 2008 14:54